Beaucoup de cosmétiques que vous utilisez tous les jours contiennent des ingrédients que vous n’achèteriez pas si vous saviez ce qu’ils font à votre peau. Pas de panique, pas de complot, pas de pseudoscience : juste les faits, expliqués par une médecin biologiste. Voici 5 catégories d’ingrédients à éviter — et pourquoi.
Avant tout : comprendre comment lire une étiquette cosmétique
La liste des ingrédients (INCI) d’un cosmétique suit une règle simple : les ingrédients sont listés par ordre décroissant de concentration. Le premier nom est ce qu’il y a le plus dans le produit, le dernier ce qu’il y a le moins. Cette règle vaut jusqu’à 1% de concentration — en dessous, les ingrédients peuvent apparaître dans n’importe quel ordre.
Si vous voyez « Aqua » (l’eau) en premier suivi de glycérine, d’alcool et de parfum, vous avez payé de l’eau parfumée à 80%. Les vrais actifs intéressants — niacinamide, vitamine E, argan, rose, acide hyaluronique — devraient apparaître dans le premier tiers de la liste pour avoir un effet réel.
Ingrédient n°1 — Les sels d’aluminium (sels d’alumine, aluminum chlorohydrate)
On les trouve dans la quasi-totalité des déodorants anti-transpirants classiques. Leur fonctionnement ? Ils bouchent mécaniquement les glandes sudoripares pour empêcher la transpiration.
Le problème, c’est exactement ça : la transpiration est un mécanisme physiologique essentiel que votre corps utilise pour éliminer des toxines et réguler sa température. La bloquer chimiquement n’est pas anodin. Des études cliniques observationnelles ont par ailleurs corrélé l’usage chronique de déodorants à base de sels d’aluminium à une fréquence accrue de kystes axillaires et de réactions inflammatoires locales chez les femmes utilisatrices.
Comment les repérer sur l’étiquette : « Aluminum chlorohydrate », « Aluminum zirconium tetrachlorohydrex gly », « Aluminum sesquichlorohydrate ». Si vous voyez « aluminum » suivi de quoi que ce soit, c’est un anti-transpirant à sels d’aluminium.
L’alternative : les déodorants baumes formulés sans aluminium ni alcool, qui neutralisent les odeurs (en limitant la prolifération bactérienne sur la peau) sans bloquer le mécanisme physiologique de la transpiration. C’est exactement ce que fait notre Clean Deodorant Balm.
Ingrédient n°2 — Les sulfates agressifs (SLS, SLES)
Sodium Lauryl Sulfate (SLS) et Sodium Laureth Sulfate (SLES). Vous les trouverez dans la plupart des gels douche industriels, shampoings bon marché, et même dans certains dentifrices. Ce sont les molécules qui font mousser abondamment vos produits — et c’est là tout le problème.
Le SLS et le SLES sont des tensioactifs très agressifs qui décapent littéralement la peau et le cuir chevelu. Ils éliminent non seulement la saleté, mais aussi le film hydrolipidique protecteur de votre peau. Résultat à moyen terme : peau qui tire après la douche, cuir chevelu qui regraisse vite, sensibilité accrue, eczémas qui se réveillent.
Le pire ? Ces sulfates ne nettoient pas mieux que des tensioactifs doux comme les glucosides. Ils sont juste moins chers à produire et moussent plus — un argument purement marketing.
Comment les repérer : « Sodium Lauryl Sulfate » (SLS), « Sodium Laureth Sulfate » (SLES), « Ammonium Lauryl Sulfate » (ALS).
L’alternative : les savons noirs traditionnels, les savons solides surgras, les gels douche à base de coco-glucoside ou decyl glucoside. Tous les nettoyants Theyya — du savon noir verveine au gel douche néroli — sont formulés sans sulfates agressifs.
Ingrédient n°3 — Les parfums mystères (« Parfum » ou « Fragrance » sans détail)
Le mot « Parfum » ou « Fragrance » sur une étiquette cosmétique est l’un des plus trompeurs. Derrière cette appellation unique peut se cacher un cocktail de 30 à 200 molécules différentes, dont beaucoup sont des allergènes connus. La législation n’oblige les fabricants à détailler que 26 allergènes spécifiques, mais le reste reste opaque.
Conséquence : le « parfum » est l’une des causes principales de dermatites de contact et de réactions allergiques cosmétiques. Et le pire, c’est que vous ne savez pas exactement à quoi vous réagissez.
Comment les repérer : « Parfum », « Fragrance », « Aroma » sans précision. Une marque transparente précise toujours soit le nom botanique de l’huile essentielle utilisée (ex : « Citrus aurantium amara flower oil » pour le néroli), soit la liste des allergènes potentiels présents.
L’alternative : choisir des produits parfumés aux huiles essentielles naturelles identifiées ou aux extraits floraux dont l’origine est tracée. Chez Theyya, chaque parfum est nommé par son ingrédient botanique réel (verveine, néroli, jasmin, lavande, eucalyptus) — pas de « Parfum » mystère.
Ingrédient n°4 — Les conservateurs problématiques (parabens à longue chaîne, formaldéhyde, MIT)
Tous les conservateurs ne sont pas mauvais — au contraire, ils sont indispensables pour empêcher le développement bactérien dans un produit cosmétique. Mais certains sont à éviter spécifiquement :
- Parabens à longue chaîne (propylparaben, butylparaben, isopropylparaben, isobutylparaben) : suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. Note : les parabens à chaîne courte (methyl, ethyl) sont considérés comme plus sûrs et largement autorisés.
- Formaldéhyde et libérateurs de formaldéhyde (DMDM Hydantoin, Quaternium-15, Imidazolidinyl Urea) : classés cancérogènes par le CIRC pour l’exposition par inhalation, mais aussi irritants cutanés majeurs.
- MIT / MCIT (Methylisothiazolinone, Methylchloroisothiazolinone) : extrêmement allergisants, à l’origine d’une véritable épidémie de dermatites de contact ces 10 dernières années en Europe.
L’alternative : des conservateurs cosmétiques doux et bien tolérés comme l’acide dehydroacétique, l’alcool benzylique, ou encore le sodium benzoate couplé au potassium sorbate. Ces conservateurs assurent la sécurité microbiologique du produit sans agresser la peau.
Ingrédient n°5 — Les huiles minérales et silicones occlusifs
Paraffinum Liquidum, Petrolatum (vaseline), Mineral Oil, Cera Microcristallina. Ces ingrédients dérivés du pétrole sont extrêmement bon marché et donnent au produit un toucher « doux » immédiat. Beaucoup de baumes lèvres, crèmes corps bon marché et démaquillants en sont saturés.
Le problème : ils sont occlusifs. Ils forment une couche sur la peau qui empêche celle-ci de respirer et de s’auto-réguler. À court terme, vous avez l’impression d’avoir une peau « douce » — à long terme, votre peau perd progressivement sa capacité à produire ses propres lipides naturels et devient dépendante du produit. Bonjour la peau de plus en plus sèche qui réclame de plus en plus de crème.
Idem pour certains silicones occlusifs (Dimethicone, Cyclopentasiloxane en forte concentration) qui ont le même effet « barrière » et peuvent étouffer le microbiome cutané.
L’alternative : les huiles végétales nobles (argan, figue de barbarie, jojoba, amande douce). Elles nourrissent en pénétrant la peau, ne l’étouffent pas, et apportent vitamines et acides gras essentiels. Notre Argan Gold Oil en est l’exemple parfait : une seule huile, pure, sans additif.
Comment construire une routine clean simplement
Pas besoin de jeter d’un coup toute votre salle de bain. Procédez progressivement :
- Commencez par votre déodorant — c’est le produit que vous appliquez tous les jours sur une zone très vascularisée. Un déodorant clean change vraiment quelque chose.
- Puis vos nettoyants quotidiens — gel douche, shampoing, savon visage. Vous les utilisez tous les jours, leur impact est cumulatif.
- Ensuite vos soins — crèmes, sérums, huiles. Une peau bien nettoyée absorbera mieux les actifs.
- Pour finir, les « occasionnels » — gommages, masques, parfums.
L’objectif n’est pas la perfection — c’est la conscience. Lire les étiquettes, comprendre ce qu’on s’applique, faire des choix éclairés. C’est exactement ce qui guide la formulation de chaque produit Theyya : ce que notre médecin biologiste mettrait sur sa propre peau, et rien d’autre.
Pour aller plus loin
Maintenant que vous savez ce qu’il faut éviter, découvrez ce que la beauté marocaine traditionnelle propose à la place dans notre article sur le rituel hammam parfait à la maison. Et pour comprendre pourquoi le déodorant sans aluminium n’est pas une mode mais une nécessité, lisez notre décryptage complet sur les déodorants naturels.


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